• Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Quel est le profil d'un développeur moderne (c'est-à-dire dans un monde globalisé où l'offshore menace les emplois) ?

    Jason Vokes :
    Le marché du développement informatique est en pleine expansion et propose de nombreuses compétences partout à travers le monde. Il y a énormément de plate-formes et d'outils disponibles pour les développeurs : nous devons être présents dans les marchés matures (Europe) et aussi dans les marchés émergents (Chine).

    David Intersimone :
    Il y a actuellement 14 millions de développeurs dans le monde, d'ici 2009 il devrait y en avoir 17 millions, dont la plupart des nouveaux développeurs dans les marchés émergents.
    Le développement est un marché à fort potentiel : par exemple en Chine, le gouvernement lui-même se préoccupe fortement du développement. Mais il n'y a toujours pas assez de développeurs à travers le monde : où qu'ils soient il y aura toujours du travail pour eux car il y a encore tellement à faire.
    De part sa nature même le développement peut se faire n'importe où dans le monde : je pourrais m'installer avec Jason dans un restaurant et développer en me connectant avec lui sans fil à Internet. La façon de développer ensemble a énormément évoluée ces dernières années. On utilise par exemple la vidéoconférence, la messagerie instantanée, Skype, etc.

    Jason Vokes :
    Primary offshoring : c'est très important que les développeurs aient de bonnes connaissances dans le domaine pour lesquels ils développent de sorte qu'ils puissent réellement apporter quelque chose. Le développement doit se faire de façon coopérative avec beaucoup de monde : qu'on le développe nous-mêmes ou avec des gens qui se trouvent loin il faut surtout de la coopération.

    David Intersimone :
    Aujourd'hui les développeurs ne peuvent plus se contenter de l'architecture client-serveur bien connue. Ils doivent créer de nouvelles applications toujours plus petites mais plus agréables à utiliser (il emploie le terme de rich experience). Par exemple Microsoft Live ou Google qui proposent des choses très intéressantes et qui ne nécessitent pas une grande puissance de la machine. Avec ces techniques les développeurs doivent repenser leur façon d'architecturer leurs applications. Ce que nous faisons c'est de continuer d'aller de l'avant en proposant à nos clients toutes ces nouvelles techniques sans devoir à apprendre un nouveau langage ou de nouveaux outils. Nous greffons toutes ces nouvelles technologies sur nos produits actuels, de façon aussi à ce qu'ils soient moins complexes pour le développeur. Ce dernier peut toujours accéder directement au processeur mais nous lui permettons aussi d'utiliser des outils de plus en plus haut niveau.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Vous avez inventé le concept d'EDI, quel forme prendra l'EDI du futur?

    Jason Vokes :
    Après 23 ans d'EDI nous constatons que les développeurs passent toujours autant de temps dans le code.

    David Intersimone :
    Et pourtant ils ont beaucoup d'outils leur permettant d'éviter de passer trop de temps dans le code : HelpInsights, Hints, assistants, modèles construits au fur et à mesure que l'on développe ou du code écrit au fur et à mesure que l'on crée le modèle. Les EDI sont aujourd'hui capables de générer automatiquement un installeur en même temps que l'on construit l'application. Ils sont aussi capables de supporter différents langages, proposent différentes vues sur un projet : vue du modèle, vue base de données, vue du code source...

    Jason Vokes :
    Le développement P2P, actuellement inclus dans Jbuilder, ouvre un grand nombre de portes : entre autres la possibilité de contacter la bonne personne au bon moment pour résoudre un problème crucial. Cela passe par exemple par l'intégration d'une messagerie instantanée qui est bien plus rapide qu'un email, et qui permet par exemple de débugger ensemble une application : comme s'ils étaient l'un à côté de l'autre.


    David Intersimone :
    Un développeur en revient toujours au code : il faut donc leur proposer plus de fonctionnalités directement reliées au code. Maintenant que nous avons des machines plus puissantes nous pouvons faire fonctionner plus de choses en arrière-plan et donc proposer plus de ces fonctionnalités... Par exemple des tests automatisés qui tournent en permanence lorsque l'on écrit du code : c'est la puissance actuelle de nos machines qui le permet.
    Le but des EDI, ce qui gouverne leur évolution à travers le temps, c'est de rendre le développement le plus simple possible, de permettre une visualisation la plus simple possible des applications, rendre la connexion aux bases de données, la création de Services Web et DCOM le plus simple possible.
    Ensuite les EDI peuvent supporter de plus en plus de langages. La plupart des langages sont construits sur la base de langages actuels : on veut éviter au maximum aux développeurs d'avoir à apprendre complètement de nouveaux langages. L'objectif est de préserver au maximum les connaissances des développeurs, qu'ils puissent continuer à les utiliser.

    Jason Vokes :
    Il faut qu'il soit possible d'utiliser n'importe quelle DLL C++, qui permet par exemple de piloter une chaîne de protection, de l'incorporer dans de nouveaux projets pour Windows .NET ou ASP.NET.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Les EDI, dans leurs versions étendues (Professionnel parfois, Entreprise, Architecte), tirent leurs valeurs ajoutées d'autres technologies Borland (Together, StarTeam, Borland Enterprise Server). Comment va se passer leur support dans les prochaines versions ? Envisagez-vous le support d'autres technologies en lieu et place ? Notamment du monde de l'Open Source ?

    David Intersimone :
    Oui et pour les années à venir. Nous nous divisons certes en deux compagnies mais elles partagent la même histoire et surtout les mêmes clients. Ces deux compagnies se reposeront chacune sur les technologies de l'autre.
    Les deux compagnies auront donc un contrat pour ces technologies, de la même manière que nous avons des contrats pour utiliser les langages, frameworks et SDK de Microsoft, avec Sun pour Java. Borland compte intégrer ces outils (Together etc) dans différentes technologies ainsi que dans les IDE de différentes compagnies.
    Nous utilisons déjà des technologies open source dans nos produits : pour l'XML, pour les tests unitaires, ainsi que pour le TCP/IP.
    Chaque compagnie sera libre d'innover pour répondre aux besoins de ses clients.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Jusqu'à peu, vous aviez des versions gratuites de vos solutions. Cela va-t-il être ré institué ?

    David Intersimone :
    C'est drôle comme question, car nous proposions des logiciels gratuits depuis des années, ainsi que des versions d'essai. David I cite l'exemple de Jbuilder Foundation qui est gratuit pour une utilisation personnelle.

    Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Mais il existe aussi des logiciels qui permettent le développement commercial et qui sont gratuits.

    David Intersimone :
    Maintenant Jbuilder 2006 dispose d'une double licence qui permet aussi de l'utiliser à des fins professionnelles.

    Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Donc vous ne considérez pas ces outils gratuits comme une menace pour Delphi et C++ Builder ?

    David Intersimone :
    Nous pensons que ce serait une bonne chose d'avoir plus de personnes qui apprennent à programmer afin de répondre à la demande.

    Jason Vokes :
    Pour Delphi 2005 il y avait une version personnelle gratuite qui a été très largement distribuée à travers l'Europe. Nous pensons qu'il faut que plus de développeurs apprennent à utiliser nos outils. Ces versions gratuites sont importantes pour les gens qui apprennent, qui testent, pour les gens qui ont des besoins sur de très courtes périodes.

    Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Oui ces versions sont très importantes pour les gens qui apprennent. En effet si l'on débute la programmation avec Delphi par exemple, il y a de très fortes chances que l'on continue à l'utiliser dans notre future vie professionnelle.

    David Intersimone :
    Pour les étudiants et les écoles nous proposons aussi nos produits à des prix très abordables.

    Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Continuerez vous à proposer des versions gratuites ?

    David Intersimone :
    Le fait de cibler les futurs développeurs, ceux qui apprennent, est un des objectifs de la nouvelle société que nous sommes en train de créer et qui sera orientée vers les développeurs. Nous continuerons à proposer des versions d'évaluation ainsi que des versions gratuites.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Envisagez-vous le support de nouveaux langages tels que PHP, ou de technologies telles que AJAX ?

    David Intersimone :
    Dans le passé nous nous concentrions sur certains langages. Maintenant que nous créons notre propre société orientée développeurs nous sommes près à travailler sur tout ce qui pourrait aider les développeurs.
    Le BDS, depuis sa première version, a été conçu pour être multi-langages : la première version à être sortie fut pour le C# puis la version Delphi .NET & C#. BDS2005 proposait Delphi Win32, Delphi .NET et le C#. Au final la version BDS2006 inclut en plus le support du C++.
    "Si l'on se rencontre dans quelques années je ne serais pas surpris que le BDS supporte l'AJAX. Borland a été la première compagnie à supporter les webservices dans l'ensemble de ses langages."
    Nous avons pour objectif de totalement supporter pour les années qui viennent le .NET, le Java ainsi que Windows 64 bits.
    Et vous avez pu constater que lorsqu'on ajoute des fonctionnalités pour Windows .NET nous les avons aussi ajoutées pour Win32.
    Prenez Delphi, vous pouvez toujours compiler des projets Delphi 1 dans BDS2006, de même que des applications Pascal. Essayez de faire cela avec Qbasic, VB6, VB.NET ou autres.
    Il faut bien garder en tête que même si beaucoup de compagnies travaillent avec les technologies d'aujourd'hui, il y en a toujours qui ont encore besoin des technologies d'hier.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Allez-vous faire des propositions dans le domaine de l'Open Source ? Comment pensez-vous vous différencier de Microsoft ?

    David Intersimone :
    Le but de Microsoft est d'être sûr que Windows et Office continueront à être bien vendus et à satisfaire leurs clients. Nous aussi nous cherchons à satisfaire nos clients et de ce fait nous innovons.
    Cependant nous cherchons surtout à fournir des outils et des solutions à nos clients : par exemple avec le BDS vous pouvez vous connecter à n'importe quelle base de données. Nous cherchons à "simplifier la complexité, en donnant aux développeurs un maximum de flexibilité". La prochaine version de Delphi supportera le .NET 2.0 ainsi que Vista, mais pour autant il supportera toujours le Win32, le compact framework : tout ceci grâce à la VCL. Un des principes majeur est que la VCL est une abstraction à "tout" : elle permet actuellement de développer sur du 16 et 32 bits ou d'utiliser .NET 1.1. Dans les prochaines versions de Delphi elle permettra de développer sur Windows Vista, en 64 bits pour Windows 64 etc. Mais toujours avec la même base identique pour tout : la VCL.
    Un des objectifs est l'interopérabilité entre différentes plateformes, dont Eclipse pour Jbuilder.
    Nous sommes partenaires avec Sun, partenaires avec Eclipse, avec Microsoft.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Est-ce que la VCL sera adaptée au nouveau thème Aero ?

    David Intersimone :
    De même que nous avons la VCL pour Win32 et pour .NET nous aurons la VCL pour Windows Présentation Foundation, couramment appelée "Avalon". Bien sûr le développeur qui souhaite développer directement avec WPF sans passer par la VCL est libre de le faire. Le principe "VCL est partout mais vous pouvez toujours vous en passer si vous le voulez" s'appliquera encore et toujours. Highlander supportera Vista ainsi que .NET 2. Après cela il y aura la VCL pour WPF ainsi qu'une évolution des Webservices.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    De nombreux membres nous demandent si Kylix est abandonné ou non ?

    David Intersimone :
    Il n'a pas été abandonné : nous le commercialisons et le supportons toujours. Le challenge pour nous est de nous demander "qu'est ce que nous pourrions ou devrions encore faire sur Linux ?"
    En ce moment nous lançons un projet communautaire : le Kylix Community Project. Les membres de la communauté Borland qui sont intéressés peuvent nous contacter. Si nous trouvons du monde intéressé pour nous aider alors nous leur donnerons la permission de prendre le code source de la VCL (Kylix venait avec la CLX qui était principalement de la VCL avec quelques modifications) pour mettre à jour la CLX.
    Cependant nous nous demandons toujours ce que nous devons réellement faire avec Kylix. Linux est principalement une plateforme pour serveurs.

    Jason Vokes :
    De gros clients sont venus nous parler ces dernières semaines. Ils nous ont dit qu'ils utilisaient Linux du côté serveur mais qu'ils utilisaient Mono maintenant. Cela crée une nouvelle opportunité. Nous ne garantissons pas que BDS va supporter Mono, mais si vous parcourez les blogs des développeurs de Borland : ils parlent parfois de Mono.

    David Intersimone :
    Pour l'instant nous avons énormément de travail du côté de Java, de .NET et de Windows. Tout ceci occupe quasiment l'intégralité de nos ressources. Mais nous ne disons pas non et nous ne disons pas non plus oui.
    Il y a aussi la question de Macintosh : maintenant qu'ils intègrent des processeurs Intel on peut faire face à deux scénarios : soit les gens installent b00tcamp et Windows et du coup nos outils de développement fonctionneront dessus, soit ils continuent à utiliser MacOS X et dans ce cas nous avons déjà commencé à réfléchir à une interface de composants et de librairies de runtime etc.
    De même se pose la problématique des nouveaux processeurs à plusieurs coeurs : qu'est ce que cela signifie pour les développeurs ?
    Cela donne une opportunité d'étendre le langage afin de proposer un support plus simple de ce genre de système. Et nous ne sommes pas les seuls à surveiller cela, Microsoft par exemple propose une extension au C++ pour le support multiprocesseur.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Que s'est-il passé avec le système d'aide de Delphi qui était l'un des mieux conçus que l'on ait pu voir sur le marché des EDI ?

    David Intersimone :
    Nous allons investir pour rendre notre aide plus utilisable. Dans le passé nous avions plus de ressources à consacrer à l'aide et nous aurions aimé les avoir pour travailler sur cette aide. Mais ces derniers temps ces ressources ont été très sollicitées par la rédaction de documentations techniques et d'aides pour nos autres produits. Nous songeons aussi à lancer un "Community Project" pour aider à la rédaction de cette documentation. Nous sommes actuellement en train de faire de gros efforts pour nous mettre en contact avec la communauté et savoir ce dont ils ont besoin.

    Jason Vokes :
    Maintenant que nous allons créer notre société orientée uniquement développement, nous nous concentrons aussi sur le marché européen. Nous chercherons vraiment à toucher le coeur de la communauté, car il y a beaucoup plus de ressources que ce que nous serions capables de réunir. Ces derniers temps nous avons mis à disposition de la communauté un certain nombre de ressources techniques dont les feedback sont très utiles. William sera le "national evangelist" pour la France.

    David Intersimone :
    Nous savons qu'il y a un problème avec l'aide actuelle et nous comptons bien le résoudre.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Qu'en est-il de la Roadmap de Delphi ?

    Jason Vokes :
    La roadmap Delphi est plus que jamais d'actualité. C'est la roadmap que nous présentons à tout le monde, aussi bien développeurs qu'investisseurs.
    Deuxième mise à jour pour Delphi 2006. Nous nous lançons dans le projet Highlander : ce qui nous amène à nous plonger dans les nouvelles plateformes Microsoft mais aussi à étendre notre VCL. Nous prévoyons aussi d'intégrer des technologies "dirigées par le modèle".
    Vous trouvez aussi désormais sur la Roadmap une version 64 bits de Delphi et de la VCL.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    L'utilisation des ClassHelpers est elle vraiment déconseillée ?

    David Intersimone :
    Il s'agit d'une extension de langage. Conçue à l'origine pour aider les fournisseurs de composants pour travailler sur la compatibilité. Et pour nous pour intégrer la VCL avec le .NET. Certaines personnes nous ont dit que c'était un outils réservé aux gens qui écrivent des composants. Les ClassHelpers peuvent être une bonne solution pour ceux qui souhaitent injecter des méthodes dans des composants existants.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Delphi et C++ Builder étant réunis dans un même produit, C++ Builder évoluera-t-il désormais au même rythme que son grand frère Delphi lors des prochaines mises à jour ?

    David Intersimone :
    Oui !

    Jason Vokes :
    Nous avons un grand nombre de clients, notamment en Europe et en France, qui utilisent C++ Builder. Le BDS C++ dispose de toute la VCL dont Delphi dispose et il ne devrait plus en être autrement.

    David Intersimone :
    Il reste pourtant certaines technologies qui n'existent pas encore pour C++, par exemple Together. Une version supportant le C++ est prévue mais pour des raisons de timing elle n'a pas encore pu être sortie.

    Jason Vokes :
    En contrepartie, BuildEvent n'est disponible que pour le C++ et n'est pas encore disponible pour Delphi.


  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Faut-il Continuer d'acheter Delphi ?

    Jason Vokes :
    Nous continuons d'investir et d'innover dans Delphi : Delphi a toujours suivi la technologie. Nous avons des retours importants d'acteurs significatifs sur le marché ainsi que les retours de la communauté.
    Il y a aussi des gens comme Steeve S. qui ont travaillé chez nous et qui sont partis... pour ensuite mieux revenir : ayant vu ce que l'on faisait il est revenu et est aujourd'hui en charge d'Interbase et de toutes les prochaines évolutions du point de vue bases de données.
    De plus si vous regardez en France notre équipe est très stable : Gilles Dumontier est chez Borland depuis plusieurs années et dirige la partie EDI. De même que William, expert technologique, il disposera de ressources renouvelées afin de fournir plus d'informations à la communauté.
    Depuis que nous nous préparons à être une société indépendante nous arrivons très bien à atteindre de hauts niveaux de qualité et de productivité.
    Donc la réponse est oui et bien plus encore car nous sommes capables de fournir énormément de choses à la communauté.

  • Equipe Delphi & BCB de developpez.com :
    Pourquoi les dernières distributions de Delphi ne contiennent-elles pas une liste exhaustive des évolutions du langage avec des exemples d'utilisation, tout comme Borland l'a fait jusqu'à maintenant avec la VCL ?

    David Intersimone :
    Les évolutions du langage sont sur le Borland Developer Network. De plus depuis le BDS vous avez un lien vers un site vous proposant entre autre la comparaison des composants disponibles.